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Le temps est venu pour chacun de remettre en perspective le sort réservé aux EHS comme paradigmatique d'une société en déficit de valeurs morales. Les violences, et les innombrables maltraitances infligées à une part de la population (EHS) dont le seul tord est de percevoir la toxicité d'un mal invisible dont l'origine reste intimement liée au confort du reste de la population, ces violences nous révèlent tant l'insoutenable que la résilience, mais surtout le consentement des uns, et la duplicité des autres.
La dizaine de prix passée sous silence, remportés tout autour du monde par ce film, illustre une fois encore la volonté de taire la réalité EHS. Ces Festivals du film, à Cannes et ailleurs, leurs jury, les journalistes, les professionnels présents, pourtant, enfoncent le clou en décernant ces récompenses dix ans après la pleine page du journal "Le Monde" qui titrait le 31 août 2013 : "Les électro-hypersensibles à la recherche d'une terre vierge de toute onde". Il sera difficile aux inculpés, quant les jugements viendront, de prétendre pour toute défense "Nous ne savions pas".
En lien, l’intégralité du film en version originale sous-titrée en français : https://vimeo.com/810958040
« Mon film, une histoire vraie intitulée Remembering Nearfield, met en lumière un handicap tabou, l'électrohypersensibilité (EHS), en lui donnant une voix et un coup de projecteur puissants.
Il est raconté par Corriëlle van Vuuren, qui a été diagnostiquée EHS. Pour une personne atteinte d'EHS, les rayonnements électromagnétiques artificiels compromettent sa capacité à mener à bien ses activités quotidiennes.
Comme le révèle le témoignage de Corriëlle, ces personnes handicapées peuvent tout perdre : biens, possessions, statut, relations familiales et sociales, revenus. La discrimination, la marginalisation et une vie isolée s'ajoutent au fardeau du handicap, et comme l'EHS n'est pas encore suffisamment reconnue, il n'y a pas de prestations d'invalidité ou de soutien comparables à d'autres handicaps.
Remebering Nearfield peut contribuer à l'éducation du public en mettant l'accent sur l'EHS, un handicap négligé. Nous voulons tous voir des changements sociaux positifs qui respectent le handicap, quelle que soit sa nature. Les personnes atteintes d'EHS sont comme tout le monde : elles souhaitent vivre leur vie comme tout le monde, sans discrimination, être des êtres humains respectés et avoir des chances égales dans la société. Nous pouvons tous être mis au défi par nos vulnérabilités et nos sensibilités individuelles - mais nous pouvons, grâce au respect mutuel, nous adapter les uns aux autres, quel que soit notre handicap.
J'espère que mon film lancera un débat mondial sur l’EHS et les mesures de sécurité à adopter face aux EMF (rayonnements électromagnétiques artificiels). Par une prise de conscience, la société peut mieux faire face aux besoins des EHS et, comme le révèle le film, un moyen efficace consiste à réduire la pollution des EMF d'origine humaine et à promouvoir des environnements à rayonnements électromagnétiques faibles ou nuls. En créant de tels endroits, nous pouvons avoir de meilleurs choix pour limiter notre exposition aux champs électromagnétiques d'origine humaine. L'EHS affecte des millions de personnes et nous pouvons commencer à faire quelque chose et soutenir ceux qui sont gravement touchés par les EMF d'origine humaine. »
« Pour un scientifique universitaire comme moi, il est toujours très impressionnant de voir des cinéastes, des artistes et des interprètes qualifiés, résumer en moins de 10 minutes, 45 ahurissantes années de recherche ! », Professeur Ollë JOHANSSON.
SOURCE : https://safetechinternational.org/wp-content/uploads/2023/07/Remembering-Nearfield-Press-Kit.pdf